10 idées reçues sur l’allaitement

Des idées reçues sur l’allaitement maternel, il en existe malheureusement des dizaines. Et en tant que future ou jeune maman, il est parfois difficile de s’y retrouver et de savoir démêler le vrai du faux.

Pour vous aider à y voir plus clair et vous permettre un accès simplifié aux bonnes informations, nous répondons aujourd’hui aux 10 principales idées reçues sur l’allaitement maternel.

10 idées reçues sur l’allaitement

1 – L’allaitement est épuisant

 C’est l’une des idées reçues que l’on entend le plus fréquemment. Une maman allaitante serait bien plus fatiguée qu’une maman non allaitante.

Mais très honnêtement, quand on y pense, plutôt que de se réfugier derrière l’idée que c’est l’allaitement qui serait responsable de la bonne ou mauvaise forme de la jeune maman, ne serait-ce pas plutôt le fait de devenir maman tout court ? 

Nouvelle vie, nouveau rythme, nouvelle organisation et accessoirement un besoin de récupérer après une grossesse (plus ou moins facile) et surtout un accouchement (lui aussi plus ou moins long et facile), pas mal de changements physiologiques, hormonaux et émotionnels à encaisser, de nouvelles responsabilités… bref, la maternité n’est pas de tout repos pour une jeune maman ! Même le papa peut en témoigner.

Et, parmi toutes celles que suppose une maternité, l’allaitement est une nouvelle pratique qu’il faut apprendre et pour laquelle il faut savoir trouver son rythme.

Notre meilleur conseil : avant tout, lâcher prise et accepter que cette nouvelle vie ne va pas se mettre en place d’elle-même en quelques heures. Vous faites de votre mieux, désormais à trois (ou plus) et c’est déjà super !

Ensuite, bien-sûr, nous ne pouvons que vous recommander de bien préparer votre allaitement, sa nouvelle logistique, ne pas hésiter à demander de l’aide (à votre partenaire, votre famille, vos ami(e)s et bien sûr des professionnels qualifiés) et peut-être considérer le cododo !

2 – La reprise du travail est compliquée

Dans 90% des cas (selon le métier et le domaine d’activité dans lequel travaille la maman), allaiter et travailler, c’est possible !

Le problème c’est souvent que ni la maman, ni l’employeur n’est véritablement au courant de ce qu’il est possible de mettre en place pour faciliter le tire-allaitement sur le lieu de travail.

Alors, comme pour tout, l’important est de préparer cette période le plus tôt possiblevous informer, vous renseigner auprès de vos collègues et de votre employeur, l’informer de son devoir relatif au Droit du Travail, échanger avec d’autres mamans, consulter un professionnel formé en allaitement, connaître le matériel à prévoir

Encore une fois, la reprise et la logistique à mettre en place seront plus ou moins faciles selon votre travail et votre entreprise. Mais, dans la plupart des cas, et souvent avec de la motivation et de bons conseils, allaiter et travailler ne seront pas un obstacle pour vous.

3 – L’allaitement fait mal

On ne va pas se mentir, certaines étapes incontournables d’un allaitement ne sont pas très agréables (montée de lait, sur-sollicitation de vos tétons les premiers jours, premières dents de bébé, sieste qui s’éternise et tension dans la poitrine…).

En revanche, si vous êtes bien informée et accompagnée dès la grossesse, que votre bébé est bien positionné, qu’il ouvre grand la bouche et prend correctement le sein…, votre allaitement ne doit pas être douloureux.

Alors, au moindre doute, ne laissez pas un petit problème en devenir un gros. N’attendez pas et consulter tout de suite un professionnel de l’allaitement. Il saura vous guider pour préserver la qualité de votre allaitement et faire en sorte que celui-ci reste un vrai plaisir pour vous comme pour bébé.

4 – Il est difficile d’allaiter avec une petite poitrine

La différence de taille entre les grosses et les petites poitrines s’explique par :

  • une glande mammaire plus ou moins généreuse
  • et la présence de graisse (en petite ou grande quantité) dans les seins.

Ce qu’il faut savoir c’est que l’important pour pouvoir allaiter, c’est d’avoir une glande mammaire fonctionnelle, peu importe sa taille.

Donc, rassurez-vous, les études en attestent : les femmes avec de petits seins peuvent produire autant de lait que les autres sur une journée et donc tout à fait allaiter leur bébé !

BON À SAVOIR !

Rare exception : les femmes qui présentent une hypoplasie de la glande mammaire (à savoir une insuffisance de tissu glandulaire).

Cela ne les empêche pas d’allaiter pour autant même si certaines ne parviendront jamais à nourrir exclusivement leur bébé avec leur lait.

Si vous pensez que ça peut être votre cas, nous vous conseillons de vous rapprocher d’un professionnel Expert en allaitement.

5 – L’allaitement est inné

Certes, allaiter est un acte naturel mais il n’est pas forcément inné. Il demande de la préparation et surtout de l’apprentissage, pour vous comme pour votre bébé. 

Traditionnellement, c’est en observant les femmes qui allaitent que les jeunes filles pourront apprendre à reproduire les mêmes gestes. Dans notre société, où la culture du biberon est encore dominante et où l’allaitement est un acte souvent peu visible voire caché, les jeunes mamans n’ont que très rarement vu « de près » une autre mère donner le sein.

Mais, si vous n’avez pas eu la chance d’assister à des tétées, ne vous inquiétez pas ! En ayant confiance en vous et en vos capacités, en vous informant un minimum, en faisant appel aux personnes compétentes, vous arriverez à allaiter votre petit bout, c’est sûr !

Et pour être certaine de recevoir de bons conseils, vous pouvez vous rapprocher d’un professionnel de santé formé en allaitement maternel. On en répertorie plus de 700 en France sur notre carte. Il y en a forcément au moins un près de chez vous.

6 – Allaiter abîme les seins

Plutôt que l’allaitement, ce sont surtout la grossesse, l’âge ou même le tabagisme qui sont des facteurs de risques liés à une diminution d’élasticité de la peau et notamment celle de la poitrine.

Durant la grossesse, que l’on souhaite allaiter ou pas son bébé, il y a une accumulation de graisse, qui fond naturellement après la naissance, ce qui réduit inévitablement la taille de la poitrine. Sans parler des variations rapides de volume dues par exemple à la montée de lait, là aussi qu’on le veuille ou non. 

Donc, sachez-le, l’allaitement n’abîme pas les seins.

En revanche, un allaitement qui se déroule avec plusieurs péripéties mal prises en charge : engorgements, mastites, abcès, mamelons sévèrement blessés, peut avoir quelques conséquences esthétiques sur la poitrine d’une maman. D’où l’importance de la préparation et de l’accompagnement.

BON À SAVOIR !

Pour prévenir ou soigner d’éventuelles crevasses ou gerçures, notre meilleur conseil sera de recueillir après chaque tétée une petite goutte de lait maternel et en enduire votre mamelon, au doigt ou en la laissant au creux d’un coquillage d’allaitement que vous glisserez dans votre soutien-gorge par exemple.

Grâce à la méthode de cicatrisation humide, vos mamelons resteront hydratés et, s’ils sont endoloris, ils pourront guérir en un rien de temps, on vous le garantit !

 

7 – L’allaitement exclut le papa

On ne le dit pas assez mais le rôle du second parent est essentiel, que sa compagne allaite ou pas ! Il peut même être la clé d’un allaitement réussi… ou non.

En effet, la toute jeune maman aura besoin, dès les premiers jours, de pouvoir compter sur son/sa partenaire pour réduire la pression qui pèse sur ses épaules, faciliter son nouveau quotidien, prendre le relais sur certaines « tâches » avec bébé et surtout prendre confiance en elle !

Voici quelques exemples d’actions que le papa (ou second parent) peut mettre en place :

  • Soutenir la maman dans ses choix, la valoriser et lui donner confiance en la rassurant sur sa capacité à être maman, à produire assez de lait pour son bébé;
  • Lui assurer un environnement confortable pour faciliter les tétées : coussins, couverture, verre d’eau à disposition;
  • S’informer et s’intéresser à l’allaitement : l’accompagner aux rendez-vous médicaux, poser des questions au personnel médical ;
  • Lui faire plaisir avec des petits mots doux, d’encouragement ou avec de petites choses qui font toujours du bien (un bouquet de fleurs, du chocolat, un thé chaud, des snacks gourmands…) ;
  • Libérer sa charge mentale : lessives, courses, rangement de la maison…

À LIRE !

Aviez-vous vu que nous avions dédié une section de notre blog au second-parent et à l’entourage des mamans ?

Par exemple, retrouvez plus d’idées et d’infos détaillées dans notre article « Allaitement maternel : 10 idées pour trouver sa place en tant que papa (ou second parent) ».

8 – De nombreux aliments sont interdits quand on allaite

Contrairement à la grossesse, le fait d’allaiter ne demande pas forcément un régime alimentaire particulier.

Bien entendu, il est recommandé d’avoir une alimentation équilibrée et diversifiée, comme à n’importe quelle étape de sa vie.

Une femme qui a un régime alimentaire déséquilibré sera plus sujette à des excès de fatigue et à un surpoids ou des carences. Pour autant, la nature étant bien faite, son lait sera toujours adapté aux besoins nutritionnels de son bébé.

Si la mère a des carences, son organisme fournira ce qui manque grâce aux réserves constituées pendant la grossesse ou antérieurement… mais au détriment de la maman. Il est donc important d’être vigilante et de ne pas faire de régime privatif pendant un allaitement.

En revanche, l’alcool et le café fort sont plutôt déconseillés quand on allaite (notamment quand les tétées sont encore très fréquentes). Ils peuvent être autorisés mais dans des seuils raisonnables. Nous vous recommandons de demander conseil à un spécialiste.

9 – Le lait n’est parfois pas assez nourrissant

Quoique l’on puisse vous dire, chères mamans, votre lait maternel sera TOUJOURS parfaitement adapté aux besoins de votre enfant.

Cependant, comme pour tout, il est possible d’améliorer sa qualité grâce à une alimentation riche et variée. Pour cela, vous pouvez miser sur des aliments riches en fer, en calcium, en acides gras essentiels ou encore en vitamines. 

Si votre bébé ne prend pas assez de poids, ne remettez pas en cause la qualité de votre lait mais plutôt la quantité qui peut être insuffisante.

Peut-être que bébé n’arrive pas ou ne sait pas téter comme il le devrait, auquel cas faites appel à un professionnel spécialiste.

Peut-être que vous êtes dans un de ces fameux pics de croissance ou jours de pointe. La meilleure des solutions dans la plupart des cas et de « stimuler la demande » (et donc votre lactation) en mettant bébé le plus souvent au sein. En quelques jours, vous devriez constater une production plus importante et donc plus adaptée aux besoins de bébé.

10 – La prise de médicaments est incompatible avec l’allaitement

Il est important de le savoir (voire même de le dire à certains médecins non informés), de nombreux médicaments n’ont aucun effet négatif pendant l’allaitement.

En effet, la plupart ne passe pas dans le lait maternel ou s’y retrouve en quantités trop faibles pour avoir une incidence sur le bébé. Certains sont même inoffensifs pour nos petits bouts.

Bon à savoir : il existe aussi un large choix de solutions thérapeutiques compatibles avec l’allaitement.

En cas de doutes, il existe des sites spécialisés comme celui du CRAT (Centre de Recherche des Agents Tératogènes) ou des lieux comme les centres de pharmacovigilance qui peuvent vous informer (et rassurer) sur la compatibilité et les risques des médicaments, vaccins, traitements, radiations… pendant l’allaitement.

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