Les inconvénients de l'allaitement maternel

En effet, contrairement aux idées reçues, allaiter un bébé, ça s’apprend et donc ça se prépare.

Et malheureusement, comme l’allaitement est en France encore un sujet très tabou, de nombreuses mamans le découvrent à leurs dépens (et ceux de leur bébé) le jour J à la maternité.

C'est pourquoi il est essentiel d'encourager un maximum de futures mamans à préparer leur projet d'allaitement dès la grossesse. En effet l'essentiel est d'être bien informée et d'identifier les personnes compétentes qui pourront accompagner la maman.

Et la bonne nouvelle, c'est que nous sommes là pour vous aider à préparer votre allaitement sans pression.

En effet, argument incontestable, seule la maman pourra allaiter bébé. Et, autant se le dire dès le début, les premiers jours, vous aurez l’impression que bébé ne réclame QUE le sein.

Mais en fait, quand on y pense, après neuf mois passés au chaud, protégé dans le ventre de sa maman et un accouchement assez traumatisant pour lui, de quoi d’autre, ou plutôt de qui d’autre peut-il avoir besoin ?

Les premiers jours, bébé ne tète pas grand chose, il retrouve surtout avec l’allaitement les battements du cœur, la chaleur, la voix et l’odeur de sa maman, celle du lait qui lui rappelle le liquide amniotique.

Même si vous décidez finalement de ne pas allaiter, il sera tout de même important que vous gardiez votre bébé un maximum auprès de vous, en peau à peau pour qu’il puisse découvrir ce nouveau monde, en confiance avec vous.
Car, de toute façon, votre nouvelle vie tournera désormais essentiellement autour de lui et de votre petite famille !

Et une fois votre allaitement mis en place (et bébé rassuré), n'oubliez pas que vous pourrez tirer votre lait pour vous autoriser quelques sorties en solo.

C'est un reproche que l'on entend beaucoup au sujet de l'allaitement et donc un point sur lequel il est très important d'échanger à deux.

Ce que l'on peut vous dire c'est qu'avoir un bébé ne se résume pas au "simple" fait de l'alimenter. Il y a de nombreuses autres activités que la maman, très sollicitée par son allaitement, sera ravie de "déléguer" à son partenaire, également dans le but de lui permettre de "prendre sa place".

Ainsi, dans certains couples, c'est le papa (ou la deuxième maman) qui se charge de donner le bain, changer bébé (vous le verrez, au delà de l'aspect "couches", c'est un moment très complice à deux), lire des histoires (même très tôt), chanter des berceuses ou porter bébé en promenade.
Ce n'est pas parce qu'il (ou elle) ne peut pas lui donner de biberon, qu'il (ou elle) doit pour autant se sentir privé(e) du bonheur de faire du peau à peau, des câlins, des bisous, des promenades (même très courtes) en tête-à-tête...

Et puis, on ne le sait/dit pas assez, mais lorsque cela est possible, l'allaitement maternel est une aventure qui se vit à trois. En effet, une maman qui allaite aura énormément besoin du soutien de son partenaire, matériel comme psychologique. Si elle est stressée, nerveuse, fatiguée, si elle doute, le lait aura des difficultés à monter.

Ainsi, dès la grossesse, le papa (ou la deuxième maman) pourra participer à la préparation de l'allaitement, protéger la maman des pressions extérieures, veiller à son confort pour les premières tétées, lui rappeler de boire régulièrement... et surtout surtout, sans cesse, la rassurer, la valoriser et la réconforter.

C'est vrai, certaines étapes d'un allaitement ne sont pas agréables, voires douloureuses : la fameuse montée de lait (durant laquelle vous avez l'impression que vos seins vont littéralement exploser mais que, même si vous n'allaitez pas, vous ne pourrez peut-être pas éviter), la sur-sollicitation de vos tétons par bébé les premiers jours, les premières dents de bébé (aïe !)...

Pour le reste, si vous avez bien été accompagnée dès la grossesse et que votre bébé prend correctement le sein (c'est à dire ouvre suffisamment sa bouche), votre allaitement ne devrait pas être douloureux.

La plupart du temps, les problèmes (type crevasse, mastite...) et donc les douleurs qui en découlent viennent d'une mauvaise position, de mauvais conseils...

Très honnêtement, ce n'est pas vraiment l'allaitement qui est épuisant, mais plutôt le fait de devenir maman. Surtout lorsqu'on vient en plus de vivre un accouchement dont il faut se remettre.

Mais en effet, comme pour tout, l’allaitement est une nouvelle pratique pour laquelle il faut trouver son rythme.

En plus des nouvelles contraintes de la maternité, les débuts de l’allaitement peuvent générer du stress et sembler compliqués entre les montées de lait, les pics de croissance, bébé qui ne réclame que maman… Disons en effet que ce n’est pas de tout repos.

Mais si vous avez pu préparer votre allaitement et que vous vous sentez en confiance et soutenue, rassurez-vous ! Une fois votre petite routine installée, tout devrait se mettre très rapidement en place.

Et pour celles qui peuvent bénéficier du soutien du papa (ou d’une deuxième maman), n’hésitez pas à demander de l’aide !

Au fait, bon à savoir : l'allaitement maternel améliore la durée et la qualité de sommeil de la maman.

Bonne nouvelle, une fois l’accouchement passé, la maman (même allaitante) peut enfin à nouveau manger des sushis, de la charcuterie et du fromage !
Et si elle allaite (et finalement c'est aussi pour son bien), elle devra veiller à conserver une alimentation saine, variée et équilibrée. En effet, c'est cette même alimentation qui fera la richesse du lait qu'elle propose au bébé, sans parler du goût qu'elle pourra également lui donner.

En revanche, la maman qui allaite devra encore se passer d'alcool pendant quelques mois, même si un petit verre peut être toléré pour les grandes occasions à condition qu'il précède d'au moins deux heures la prochaine tétée.

En effet, lorsqu’on nourrit un bébé au sein, il n’est pas facile de savoir quelles sont les quantités de lait qu’il avale.

Rassurez-vous, il y a des petites choses qui pourront vous permettre de vous assurer que votre bébé s’alimente correctement comme :

La qualité des tétées (fréquence, durée, position et mouvements de la mâchoire, bruits liés à la déglutition...),
• La quantité et le “contenu” des couches,
• La forme et l’état d’éveil de votre bébé...

Il est important de consulter un professionnel Expert de l’allaitement maternel, pour que celui-ci puisse vous accompagner, observer une tétée et vous rassurer sur ces différents points.

Là encore, l'image de l'allaitement en France, et notamment de l'allaitement en public, ne facilite pas la vie des mamans qui allaitent.

Les mamans qui allaitent aujourd'hui sans problème en dehors de chez elles s'accordent à dire que cela demande finalement :
Un petit coup de main à prendre pour s'installer et allaiter toute en discrétion,
Quelques astuces de mamans et éventuellement un vêtement ou accessoire adapté,
Un peu de courage et de confiance en soi au début pour se lancer (et c'est là qu'on peut généralement compter sur nos partenaires) !

Et pour vous aider, nous avons initié un réseau des lieux et commerces "Allaitement bienvenu" pour vous permettre d'identifier les lieux accueillants.

En France, le congé maternité est très court (3 mois), et cet argument seul peut être un frein à la mise en place d'un allaitement pour certaines mamans. Ou décourageront dès la première difficulté celles qui essayent.

Sachez pourtant qu'allaitement et reprise du travail ne sont pas deux choses incompatibles.

Comme pour tout, l'important est de préparer cette période le plus tôt possible : vous informer, vous renseigner au sujet de votre employeur, éventuellement l'informer de son devoir relatif au Droit du Travail, échanger avec d'autres mamans, connaître le matériel à prévoir...

On tient à vous le rappeler : il n’y a aucune culpabilité à avoir si l’idée d’allaiter ne vous tente pas, voire vous dégoute. Chaque femme est différente et comme on dit « les goûts et les couleurs, ça ne s’explique pas ! ».

Allaiter est un choix et quel que soit le vôtre, s’il est réfléchi, les personnes qui vous entourent devront le respecter et le soutenir.

Laura, une jeune maman qui ne souhaitait pas allaiter, en parle d'ailleurs très bien dans cet épisode de notre podcast “Mon allaitement, tout simplement".


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