En tant que jeune maman, Léa nous confie sa première histoire d’allaitement. Pour elle, pas de doute, c’est ce qu’il y a de plus naturel pour sa fille.

 « Bonjour ! Je m’appelle Léa. J’ai 24 ans. Je m’occupe de ma fille à temps plein.

Je suis avec mon chéri depuis 10 ans et nous sommes mariés. Ensemble, nous avons eu une petite Lou qui a maintenant 11 mois.

La grossesse de Léa

Ma grossesse s’est très bien passée mise à part le fait que j’étais stressée.

Avant notre fille, j’ai été enceinte une première fois. Je l’ai appris tard, à 3 mois car je n’avais aucun signe. Comme je n’ai jamais mes règles au même moment, je n’ai pas fait attention. Dans le doute, on a fait un test de grossesse. Il était positif. Mais, la grossesse s’est arrêtée d’elle même. Il s’agissait de jumeaux et j’ai donc été opérée sous anesthésie générale.

Suite à cette expérience, quand je suis tombée enceinte de ma fille un an après, on était vraiment très stressés. On avait peur que quelque chose se produise comme la première fois. De toute façon, je l’ai toujours dit « Je serais sereine le jour où elle sortira, qu’elle sera sur moi et que je l’entendrai”.

Sinon, de manière générale, tout s’est très bien passé. Il n’y a eu aucun problème. « Madame » est restée dans mon ventre jusqu’à 41 semaines et 2 jours ! Elle ne voulait pas sortir. Elle était trop bien au chaud dans mon ventre. (rires)

 

Le désir d’allaiter et la préparation du projet d’allaitement

Avant d’être enceinte, je n’avais pas de retours d’expérience sur l’allaitement. Dans ma famille, personne n’a allaité.

Il y a eu des personnes qui m’ont dit que j’allais abîmer ma poitrine si j’allaitais. Mais moi, j’avais envie d’allaiter ma fille. Je voulais que tout soit le plus naturel possible pour elle. Et l’allaitement, c’est ce qu’il y a de plus naturel. 

De plus, on avait planifié avec mon mari que j’arrête de travailler pour être 3 ans avec la petite. Pour nous, c’était une évidence d’allaiter. Mon chéri m’a toujours encouragée, m’a toujours dit que c’était important et qu’il me soutiendrait quoi qu’il arrive. Et oui, j’ai la chance d’avoir un mari qui me soutient.

Avec mon chéri, on a suivi des cours de préparation à l’accouchement. Mais, ce n’était vraiment pas comme d’habitude puisqu’avec le covid, tout s’est passé en visioconférence. Je n’ai pas trouvé que c’était vraiment très utile. Ça m’apprenait des choses mais, étant chez moi, je pouvais faire des recherches sur internet. C’était pareil !

Pour l’allaitement, je me suis renseigné seule de mon coté et j’ai également suivi une préparation avec @amandine_naissance sur Instagram. Elle m’a vraiment plus appris que la sage-femme que je voyais régulièrement. D’ailleurs, je la conseille à toutes les futures mamans. Cette femme vous montrera un côté de l’accouchement que vous n’auriez même pas imaginé et votre accouchement sera le plus beau moment de votre vie. Pour ma part, ça l’a été.

De toute façon, j’étais motivée : je voulais allaiter donc je me suis dit que dans tous les cas, j’y arriverai et j’apprendrai sur le tas.

 

L’accouchement de Léa

Mon accouchement a été très rapide. Je n’y croyais plus car, comme je l’ai dit, elle est sortie très tard. A croire quelle était au bien au frais dans mon ventre. (rires)

J’avais rendez-vous pour les examens basiques (vérification du liquide amitotique et du rythme cardique du bébé) à la maternité à 8h. J’ai eu ma première contraction à 7h et, sur le coup, je me suis dit que ce n’était rien. Plus le temps passait et plus ça me faisait mal. En attendant que mon mari se réveille, j’ai pris ma douche et j’ai fini mon sac de maternité. Puis, nous sommes partis à la maternité.

Quand je suis arrivée, les sages-femmes m’ont prévenue que j’allais accoucher aujourd’hui. J’étais dilatée à 4 cm. Il faut savoir que je suis restée quand même plus de 15 jours dilatée à 3 cm !

Du coup, j’ai fait un monito de 8h à 9h. La sage-femme m’a demandé ce que je voulais faire. Je lui ai dit que je ne voulais pas de péridurale donc elle m’a installée dans une salle équipée d’une baignoire. J’étais très contente puisque c’était ce que je voulais. Malheureusement, la salle nature n’était pas disponible mais c’était déjà super d’avoir la baignoire.

Je suis sortie de la salle à 11h car j’étais apparemment blanche et très pâle. Je ne m’en étais pas rendue compte car je m’étais enfermée dans ma bulle en me disant que je ne voulais pas de péridurale, que ce n’était pas grave si j’avais mal. Finalement, c’est mon chéri qui a demandé la péridurale pour moi. Quand elle m’a auscultée, j’étais cette fois dilatée à plus de 7 cm.

À 11h30, une fois la péridurale posée, elle m’a auscultée de nouveau. Mon col était alors complètement dilaté. On a attendu et à 14h30, quand elle est revenue, elle m’a dit qu’il y avait la tête. J’ai poussé à peine 5 minutes et mon bébé était là. 

J’ai accouché en 7h. Pour un premier bébé, tout le monde me dit « Je veux le même accouchement que toi ». (rires)

 

Les premières tétées à la maternité

Lors de l’accouchement, quand Lou est sortie, j’ai eu une déchirure. La dame a eu besoin d’un peu de temps pour la recoudre. Ce n’était pas le meilleur moment de l’accouchement mais bien sûr, si c’était à refaire, je le referais sans problème. Mon chéri est donc allée avec la petite pour les premiers soins.

Les sages-femmes m’ont demandé ce qu’on voulait faire. Depuis le début, je voulais allaiter. J’avais fait un projet de naissance qui n’a malheureusement pas vraiment été lu… C’est bien dommage car on passe beaucoup de temps à l’élaborer.

Quand ma fille est revenue de ses soins, ils me l’ont donnée. Elle est restée plus d’une demi-heure avec moi pour la tétée de bienvenue. Ensuite, son papa l’a gardée en peau à peau contre lui. Elle s’est endormie dans ses bras et j’ai pu me reposer un petit peu. 

Ensuite, j’ai pu l’allaiter de nouveau le soir. J’avais beaucoup de colostrum car j’ai un taux de prolactine très élevé. Du coup, ma montée de lait est arrivée dès le deuxième jour. On m’avait dit que c’était douloureux mais finalement, ma fille a toujours bien pris le sein.

allaitement

Le retour à la maison

À la maternité, j’avais vraiment  l’impression qu’on dérangeait les sages-femmes plus qu’autre chose. Ce n’est pas méchant mais c’est l’impression que j’ai eue.

Du coup, je me suis dit qu’une fois à la maison, je verrai par moi-même comment se passe l’allaitement et l’organisation de ma nouvelle vie de maman.

Pour organiser mon retour à la maison, j’ai eu une liste de sages-femmes qui pouvaient venir me voir à domicile. Une sage-femme, vraiment adorable, est venue et  m’a donné quelques petits conseils pour l’allaitement. C’était pratique pour le début. Mais, avec du recul, je me rends compte que ce n’était pas forcement les meilleurs conseils car il n’y a personne d’autre qu’une maman pour savoir ce qu’il y a de mieux pour son enfant.

De mon côté, je n’ai eu aucune crainte. Je me suis fait confiance puisque j’ai toujours eu envie d’avoir un enfant. Les gens me disent qu’à 24 ans, je suis jeune pour avoir un enfant mais je suis très maternelle. Avec mon mari, nous étions prêts avec mon mari à avoir un enfant. Je pense que j’étais vraiment faite pour être maman.

De manière générale, l’allaitement s’est super bien passé.

Par contre, quand mon chéri est parti au travail, ça m’a fait bizarre. Il était là depuis quelques jours donc, avec Lou, on profitait bien de lui. On s’était créé un petit rythme à trois. Et là, du coup, il a fallu que j’apprenne et que je me crée un rythme toute seule, avec Lou.

Lou est née en juin donc, au début, il faisait très chaud. On avait donc nos petits rituels. On allait se balader dans la forêt à côté de chez nous. Je n’ai jamais eu peur de me dire « C’est un petit bébé, il ne faut pas sortir, il ne faut pas faire ceci, il ne faut pas faire cela ». Avec toutes les précautions nécessaires, on fait attention et puis tout se passe très bien. 

 

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, ça fait 11 mois que j’allaite et je n’ai vraiment eu aucune embûche, aucune baisse de lait, aucune crevasse, vraiment aucun problème ! Je suis vraiment très chanceuse. Grâce à ma fille, nous formons un super duo. Lou a toujours pris du poids normalement, même plus.

Mon allaitement se passe à merveille. J’ai envie qu’il ne se finisse jamais tellement c’est beau.

Au début, je ne pensais pas allaiter si longtemps. Puis, au fur et à mesure, j’y ai cru. Je m’étais dit 2 ou 3 mois d’allaitement, c’est déjà bien. Plus tard, on m’a dit qu’il fallait au moins attendre 6 mois avant de diversifier son bébé. Aujourd’hui, ça fait 11 mois et tout s’est très bien passé. Comme quoi, il ne faut pas s’inquiéter et simplement s’écouter. C’est le plus important.

J’espère que je n’aurai pas de baisse de lactation. J’aimerais allaiter le plus longtemps possible. Bien sûr, à 14 ans, il faudra aller manger des McDo avec les copines plutôt que de continuer à téter maman. (riresMais j’espère que nous aurons encore d’ici-là, de belles années d’allaitement ensemble.

Et puis, l’allaitement c’est aussi le soir avec les petites tétées câlins. Elle a besoin de réconfort aussi.

C’est vrai que l’allaitement ça prend du temps. Je ne m’en étais pas rendue compte avant. 

Au final, aujourd’hui, je suis vraiment heureuse car ma fille n’a aucun problème de santé. Elle n’a jamais eu de colique, de régurgitation… Certes, ça ne vient pas forcément de l’allaitement mais c’est vrai que, pour moi, tu as potentiellement plus de petits soucis de santé avec le lait industriel qu’avec le lait maternel qui est fait pour eux.

Je ne regrette rien du tout. Je ferais exactement la même chose si je devais le refaire malgré les 15 à 20 tétées par jour qu’on a parfois !

Même si elle va avoir 1 an dans quelques semaines et qu’elle ne fait toujours pas ses nuits (elle se réveille toutes les deux heures pour téter), je souhaite à toutes les mamans allaitantes de la patience et surtout n’oubliez pas que vous êtes des warriors, vous pouvez être fière de vous !

 

Un conseil pour les futures mamans allaitantes ?

Mon conseil aux futures mamans serait de savoir qu’on peut garder son lait quand on en a un peu trop. C’est précieux.

Par exemple, moi, quand j’en avais trop, je le mettais dans le bain. Comme ça, ce n’était pas perdu. J’aurais aussi pu faire plein d’autres choses avec, comme des savons. J’aurais aussi pu le garder et le mettre au congélateur pour lui donner plus tard.

Mettez le plus de lait de côté possible !

Malheureusement, je connais des mamans allaitantes qui ont eu une baisse de lactation et qui se sont vues obligées de donner du lait industriel à leur bébé. Elles sont tristes car elles mettent ainsi fin à leur allaitement exclusif.

 

Un mot sur VanillaMilk ? 

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On apprend beaucoup à travers tous les contenus que vous faites notamment grâce aux interviews des mamans qui donnent des conseils, qui partagent leurs parcours et les difficultés qu’elles ont pu rencontrer.

À certains moments, ça arrive de baisser les bras et les sites comme le vôtre, qui motivent les mamans, ça fait du bien au moral.

Quand on débute l’allaitement, on cherche des ressources qui sont parfois difficiles d’accès. Malheureusement, il y a beaucoup de secrets sur l’allaitement et je trouve que c’est le vécu des mamans allaitantes qui permet d’en apprendre plus sur l’allaitement. C’est super qu’il y ait des sites qui parlent d’allaitement sans tabou.

VanillaMilk apporte beaucoup de soutien même aux mamans qui ont déjà allaité. Ça m’arrive de temps en temps de lire et d’apprendre de nouvelles choses. Je sais que si un jour je suis à nouveau dans le même cas, je saurai alors comment faire. »

Quelques liens utiles

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