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Ergothérapie et allaitement maternel

Connaissez-vous l’ergothérapie ? Saviez-vous qu’il existe un lien entre ergothérapie et allaitement maternel ?

Pour tout nous dire sur cette discipline encore méconnue en France, Marie Ruffier Bourdet nous parle aujourd’hui de son métier d’ergothérapeute et de ses apports auprès des bébés comme des parents mais aussi de son choix de se former en allaitement maternel afin de mieux prendre en charge les nouveau-nés allaités.

Bonjour Marie et merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m’appelle Marie Ruffier Bourdet. Je suis ergothérapeute depuis 16 ans. Je pratique en cabinet auprès des enfants qui ont des troubles de l’alimentation depuis à peu près 15 ans mais j’ai aussi une expérience à l’hôpital Robert Debré notamment en néonatalogie et dans le service de gastro-entérologie.

Je suis aussi conférencière et formatrice pour des structures comme les crèches, les PMI, les CAMSP (Centres d’Action Médico-Sociale Précoce)… mais aussi quand il y a des conférences sur l’alimentation pour certaines marques ou pour certains départements qui travaillent en lien avec la petite enfance.

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Vous êtes ergothérapeute. Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier et l’ergothérapie ?

C’est un métier qui est assez vieux Outre-Atlantique et plutôt méconnu en France.

Le professionnel ergothérapeute se concentre sur les occupations et les activités de la vie quotidienne. D’ailleurs, en anglais, on nous appelle « occupational therapists ».

On va donc travailler sur les différentes occupations qui ont du sens dans la vie du patient afin de les rendre plus faciles pour lui s’il rencontre des difficultés pour les effectuer de façon autonome ou s’il ne sait pas encore comment s’y prendre, que ce soit chez l’adulte comme chez l’enfant.

Chez les bébés, ces occupations sont essentiellement le repas, la toilette, l’habillage, le sommeil, l’interaction, le jeu, la communication… On va ainsi soutenir les parents et les bébés dans le développement harmonieux de ces occupations.

Plus tard, chez les enfants, ce sera le développement de la mobilité, des jeux, du graphisme…

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Pourquoi avoir choisi cette profession ? Comment l’avez-vous découverte ?

Un peu par hasard.

Avant de devenir ergothérapeute, je voulais être pédiatre. J’ai donc commencé par faire une faculté de médecine. Mais, très rapidement, je me suis rendue compte que j’avais un vrai problème avec le sang. Je savais donc ce que je ne voulais pas faire, mais je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire.

J’ai eu la chance d’avoir une maman qui m’a emmenée voir des écoles d’ergothérapie. J’ai tout de suite beaucoup aimé et j’ai choisi d’aller dans cette voie-là, après l’avoir découvert de façon un peu inopinée.

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En plus de votre formation initiale d’ergothérapeute, vous vous êtes spécialisée dans la prise en charge des enfants. Pourriez-vous nous en dire plus ?

À mes débuts en tant qu’ergothérapeute, en France, on voyait très peu de choses, notamment en ce qui concerne les bébés.

Pourtant, il y a beaucoup de littérature et des données probantes sur le sujet outre-Atlantique (Amérique du Nord essentiellement) et dans les pays anglo-saxons comme l’Angleterre. 

Passionnée, j’ai commencé à me former à beaucoup de choses comme les Troubles du Processus Sensoriel (TPS) pour les bébés hypersensibles, l’accompagnement des enfants autistes… On va pouvoir aider ces enfants, ces bébés et surtout aider les parents à mieux comprendre et donc à mieux s’adapter.

Par la suite, j’ai vraiment développé toutes les formations en thérapie américaine au niveau alimentaire mais aussi à tout ce qui va porter sur le bébé et donc l’allaitement maternel. D’ailleurs, j’ai encore comme projet de suivre une formation plus certifiante en allaitement.

Enfin, je me suis aussi formée sur tout ce qui va être la DME, la diversification, le développement moteur de l’enfant.  Je donne personnellement dix formations par an mais pour moi, c’est important de me former régulièrement pour me tenir à jour.

Je suis donc une à trois formations par an pour me spécialiser.

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Y-a-t-il un âge minimum (ou des contre-indications) pour qu’un bébé suive des séances d’ergothérapie ?

Absolument pas !  On peut même très bien être consulté avant la naissance, en prévention, pour répondre aux questions que les parents peuvent se poser sur les futures occupations de leur bébé à venir. Il n’y a pas d’âge du tout.

Après la naissance, on peut rencontrer des difficultés pour donner à manger à son enfant, le changer, le faire dormir… On peut intervenir dès les premières heures, les premiers jours de vie. Ce qui va déclencher l’évaluation en ergothérapie et l’accompagnement, ça va être la plainte parentale. Par exemple, mon enfant n’arrive pas à manger, n’arrive pas à téter, ne veut pas de biberon, ne veut pas la cuillère, je n’arrive pas à endormir mon enfant…

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Plus concrètement, comment se déroule une consultation d’ergothérapie ?

Il y a plusieurs phases ou étapes : 

1. La phase d’échange et d’exploration

Quand je reçois les parents, qui expriment cette plainte parentale (dont je viens de parler), je vais échanger avec eux et recueillir toute l’histoire de la famille à la naissance mais également juste avant l’arrivée de bébé. C’est important car ses différents sens se développent à ce moment-là. Souvent, le nouveau-né exprime des besoins (qu’il faut savoir décoder) car il a manqué de quelque chose pendant la grossesse. Par exemple : 

  • Une maman qui a été alitée en fin grossesse aura peut-être un bébé qui demandera à être beaucoup bercé et porté car cela lui a manqué.
  • Une maman qui avait trop de liquide amniotique aura peut-être un bébé qui n ‘a pas assez ressenti de “pression profonde” en fin de grossesse alors qu’il en avait besoin. Il demandera donc à être davantage pris et “lové” dans les bras

Dans le cadre d’un accompagnement, on va donc reprendre toute cette histoire avec les parents et bien-sûr chercher à savoir comment je peux les aider. En matière d’allaitement, certaines mamans viendront par exemple me voir avec les problèmes suivants : « dès que je le change, il se met à hurler », « quand j’approche le biberon, il détourne la tête », « une fois au sein, il ne va téter que quelques secondes puis va me le redemander toutes les cinq minutes »

2. La mise en situation, l’observation et les propositions

On va ensuite évaluer, directement sur l’enfant, ses systèmes sensoriels c’est-à-dire sa façon de réagir quand on le touche, quand il entend, quand on le couche, quand il tète…

Dans le cadre d’un allaitement, on sera attentif à l’installation de la maman et de l’enfant pour que la tétée se passe le mieux possible. Si je prends l’exemple d’un bébé qui souffre d’un Reflux Gastro-Oesophagien (RGO), il y a certaines positions qui vont majorer le reflux et d’autres qui vont le diminuer. On va alors travailler ces positions avec la maman.

C’est le comportement de l’enfant qui va nous permettre de savoir quoi faire.  Lors de l’évaluation, on fait ainsi des mises en situation directes avec la maman pour observer le comportement du bébé, adapter ce qu’on va ensuite lui proposer et voir ce qui fonctionne le mieux.

3. Le recours (éventuel) au matériel

Enfin, il y a aussi toute la partie « environnement » qui prend en compte le matériel. Si besoin, on va aider la maman à choisir un matériel qui soit en adéquation avec le développement de la motricité libre.

Quand c’est une maman qui allaite, si on a une situation fragile, on va être très attentif à l’outil alternatif qu’on va chercher (par exemple, si elle reprend le travail) pour ne pas mettre en péril son allaitement.

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Combien de temps dure généralement un accompagnement d’ergothérapie ?

C’est très variable. Certains accompagnements (on parle aussi de « prises en soins ») peuvent être : 

  • ponctuels (souvent quand la difficulté réside plutôt chez le parent et peut donc être « plus rapidement » corrigée),
  • d’autres un peu plus longs avec 10 à 15 séances
  • ou voire même très longs s’il y a des difficultés plus importantes, généralement plutôt chez le bébé. 

Mais, quand il s’agit par exemple de difficultés de succion, avec un bébé qui n’arrive pas à coordonner sa succion, déglutition, respiration, ce sont des prises en soins qui sont assez courtes pour rééduquer la succion.

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Est-il utile pour une future maman de consulter un ergothérapeute durant sa grossesse ?

Un grand oui !  Cela peut être utile pour la mise en place d’un allaitement maternel comme celle de la nouvelle vie de maman de manière générale.

Je me suis penchée sur ce qui était fait outre-Atlantique par mes collègues ergothérapeutes américains. J’ai trouvé un article sur des ergothérapeutes, des consultantes en lactation et d’autres professionnels qui proposent ensemble 10 ateliers de préparation pour les futures mamans.  Ils leur parlent de toutes les occupations quotidiennes du bébé, de ce qui va changer pour elles mais aussi ce qui va changer pour leur bébé.

Par exemple, ils expliquent aux futures mamans :

  • Le développement de la succion
  • Celui de la diversification,
  • Le processus et le développement du sommeil (avant 3 mois, le bébé n’a pas un sommeil réglé), 
  • Qu’un bébé qui ne fait pas ses nuits quand on est allaitante c’est plutôt bien car il vient stimuler la lactation
  • Qu’on sait aujourd’hui que le grammage qu’on va donner au niveau des purées compte finalement peu et que le plaisir et le comportement de l’enfant dans sa découverte est plus important…

On leur donne ainsi toutes les clés pour qu’elles ne soient pas démunies et qu’on ne leur laisse pas croire des choses qui ne sont pas vraies, pas vérifiées (car malheureusement, c’est encore le cas).

Je réfléchis grandement à mettre en place des ateliers de préparation quand les mamans sont enceintes pour qu’elles aient ces clés et qu’elles connaissent aussi les signaux d’alerte et les personnes à voir dans quels cas.

Quand on est chez soi toute seule en post-partum avec les hormones et tout ce changement, on n’ose pas demander de l’aide. On se dit souvent que c’est nous qui faisons mal les choses. Parfois, si on demande à la mauvaise personne, elle va nous renvoyer cette non-compétence. C’est là que les choses vont se compliquer et que la maman va douter.

C’est donc important que les ergothérapeutes puissent aussi accompagner les mamans durant leur grossesse.

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En 2019, vous avez suivi une formation spécifique sur l’allaitement maternel. Pourquoi avoir choisi cette spécialisation ?

En tant qu’ergothérapeute, étant formée au niveau de la succion, je vois des bébés biberonnés mais je me dois aussi d’être calée en allaitement pour accompagner des mamans allaitantes et avoir les bonnes données.

Certes, je maîtrisais ce phénomène sensori-moteur mais pas encore tout ce qu’il y a autour de l’allaitement. Il fallait donc que je pousse plus loin.

Tout cela m’a donc motivée à suivre une première formation pour mieux comprendre les mécanismes de la lactation, la mise en place de l’allaitement, les règles absolument importantes qu’il faut respecter pour une bonne mise en place de la lactation et de l’allaitement, les signes d’appel qui peuvent nous faire dire que l’allaitement ne se passe pas bien… Ceci afin que je puisse aussi orienter les mamans vers des consultantes en lactation IBCLC et que le bébé soit vu rapidement.

Et réciproquement, des fois, ce sont des consultantes en lactation qui me les envoient. 

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Dans quels cas ou situations êtes-vous généralement sollicitée ?

Je peux être sollicitée pour :

  • Un bébé qui va mal téter et qui va faire mal à sa maman. On va pouvoir évaluer ce qui se passe au niveau sensori-moteur en évaluant entre autres les freins restrictifs, etc.
  • Des mamans allaitantes qui souhaitent mettre en place une alternative car elles reprennent le travail et le bébé n’accepte rien d’autre que le sein. C’est un gros moment de stress chez la maman puisqu’elle se demande comment elle va pouvoir nourrir son bébé. Notre congé maternité n’étant pas idéal, on doit reprendre trop rapidement le travail par rapport à la mise en place de l’allaitement qui nécessiterait que la maman reste bien plus longtemps à domicile. C’est une réalité du terrain.
  • Des bébés qui n’arrivent pas à passer à une alimentation solide que ce soit en purée ou en morceaux. On va alors accompagner la maman dans cette transition alimentaire et aider le bébé à la faire.
  • Et le sevrage aussi. On parle souvent du soutien en allaitement mais on ne parle pas du soutien au sevrage. Il y a des bébés pour lesquels le sevrage est plutôt compliqué. Les mamans sont souvent seules pour aborder cette étape car c’est parfois un sujet un peu tabou en allaitement. 

En tout cas, je respecte toujours le choix de la maman. Si son choix n’est pas motivé par des difficultés qu’on pourrait résoudre afin d’apaiser l’allaitement, il faut le respecter. Voilà donc comment on va accompagner les mamans allaitantes des débuts de l’allaitement jusqu’au sevrage.

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Auriez-vous des cas concrets à partager ?

Bien sûr ! Je pense par exemple à une maman qui rencontrait des difficultés dans le cadre de son allaitement avec un bébé qui tétait très fréquemment.

Son médecin, comme trop souvent, lui avait dit qu’elle n’avait pas assez de lait alors que le problème venait de la succion qui n’était pas efficace. Le bébé était très sensible et ne prenait pas correctement le téton. Effectivement, il faisait mal à la maman. Il ne stimulait pas la lactation. Il ne prenait pas assez de lait et surtout il ne recevait pas de lait gras car les tétées étaient très courtes. Donc forcément, il demandait très régulièrement à téter.

On a alors travaillé sur une habituation dans la bouche afin que le bébé puisse s’habituer à avoir quelque chose dans sa bouche de plus en plus « loin », de façon de plus en plus fonctionnelle avec des petits protocoles de sollicitation en dehors et dans la bouche. Puis, on a aussi essayé de trouver quelle était la position la plus confortable pour lui.

Finalement, on a pu régler les problèmes assez rapidement et la mise en place de la solution s’est faite sans difficulté.

Un autre exemple : j’ai reçu un bébé plus grand qui tétait tout le temps et qui ne voulait absolument pas passer au solide. On a alors travaillé sur une habituation progressive à la purée sur la cuillère en partant sur des micros doses au début. Bien sûr, on a soutenu et maintenu la lactation de la maman.

On entend encore trop souvent des professionnels de santé dire à ces mamans d’arrêter l’allaitement pour que leur bébé commence à manger. Pourtant, on parle ici d’enfants de moins d’un an pour lesquels la prise de lait est encore importante. En arrêtant d’allaiter, l’enfant qui ne peut pas manger autre chose, il risque tout simplement de ne pas manger autre chose. On va alors le mettre en danger.

Durant nos cas concrets, on rassure toujours la maman : « Oui, vous avez assez de lait, c’est un problème de succion. Regardez comment il place sa langue. Regardez comment il place ses lèvres. Regardez, il est trop sensible dans la bouche… ». On va montrer à la maman ce qui est compliqué pour son bébé pour qu’elle comprenne ce qui se passe et qu’elle ne se remette pas elle-même en cause dans la mise en place de son allaitement.

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Lorsque les débuts sont difficiles, combien de consultations sont en général nécessaires pour résoudre des problèmes d’allaitement ?

C’est variable.

On peut avoir des bébés qui ont juste un mauvais positionnement. En quelques séances (2 ou 3), c’est fini. Il y a des bébés qui présentent des difficultés organiques comme des freins restrictifs, des RGO, des intolérances aux protéines de lait de vache…

Si la maman allaite et que le bébé a mal quand il tète, il faut qu’on intervienne plus rapidement et ça peut être un peu plus long. Il va falloir installer le bébé, lui redonner des émotions positives sur la prise au sein.

En tout cas, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est préférable d’intervenir le plus précocement possible. Dès qu’il y a une difficulté, on n’attend pas et on intervient directement pour ne pas arriver à des situations comme celle d’un enfant de 6 ans qui ne boit qu’au biberon et qui ne mange rien d’autre. Quand je reprends l’histoire alimentaire de cet enfant, les difficultés sont généralement présentes dès la succion.

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Selon vous, en France, l’ergothérapie est-elle suffisamment identifiée comme solution possible à des problèmes d’allaitement maternel ?

Absolument pas ! L’ergothérapie est très mal identifiée car on connaît très mal notre métier.

Dans nos champs de compétences, on a ce qu’on appelle la rééducation sensori-motrice. Et la succion est un mécanisme sensori-moteur. Le sein entre dans la bouche du bébé, ce qui stimule la langue du bébé et va entraîner un réflexe moteur.

On est très mal identifié en France contrairement à, par exemple, l’Amérique du Nord ou le Canada. Là-bas, il y a des ergothérapeutes dans les maternités, dans les crèches, dans les services de néonatalogie, tout cela pour mieux accompagner les parents. Chez nous, on pense qu’on ne fait que de l’adaptation du matériel. On ne perçoit pas forcément notre rôle surtout par rapport à l’allaitement.

Aujourd’hui, il y a de plus en plus d’ergothérapeutes qui se spécialisent dans cette prise en soin mais c’est encore trop peu par rapport à la demande.

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Vous avez mentionné les consultantes en lactation IBCLC. Avec quels autres professionnels êtes vous amenée à travailler pour accompagner/aider une maman qui allaite ?

En effet, comme je l’ai dit, en tant qu’ergothérapeute, je vais être amenée à travailler bien sûr avec les consultantes en lactation IBCLC qui vont bien souvent me renvoyer les enfants qu’elles suivent. Comme les ergothérapeutes n’arrivent pas en première ligne, nous ne sommes généralement pas identifiés comme solution.

Les consultantes me renvoient ces bébés ou enfants car on a créé ensemble un réseau de professionnels. Elles me connaissent et savent comment je travaille.

On travaille aussi bien-sûr avec nos collègues orthophonistes qui ont un rôle primordial par rapport à la prise en soin du petit et du bébé pour l’allaitement et la succion.

Enfin, il y a les ostéopathes, les médecins, pédiatres, gastro-entérologues, ORL qui pourront aussi nous donner de précieuses informations pour évaluer au niveau organique s’il y a des difficultés.

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S’il ne devait y en avoir qu’un, quel serait votre meilleur conseil à l’attention des futures mamans qui se préparent à allaiter leur bébé à venir ?

Je leur conseillerais de prendre les bonnes informations et de ne pas écouter celles qu’elles vont entendre autour d’elles et qui ne sont parfois que des expériences personnelles, basées sur aucune donnée, aucune information ou aucune vérité.

Si vous disposiez d’une baguette magique, que changeriez-vous en France pour faire progresser les taux d’allaitement maternel ?

J’augmenterais le congé maternité !

Il faudrait que les mamans aient bien plus de temps avec leur bébé. On met à peine en place l’allaitement qu’il faut reprendre le travail et penser à une compensation. Il y a des mamans qui se mettent à allaiter et qui, un mois après, souhaitent trouver un outil alternatif parce qu’elles appréhendent la reprise du travail qui se fait un mois plus tard. Ce n’est pas possible.

Le congé maternité ne peut pas soutenir l’allaitement tel qu’il est aujourd’hui.

Un petit mot sur VanillaMilk ?

C’est une super initiative de pouvoir référencer les professionnels et associations, donner des informations aux parents, savoir ce qui existe pour les accompagner car ils sont souvent démunis et ne savent pas trop où aller chercher.

C’est une plateforme qui devrait être promue même par le gouvernement pour justement avoir un taux d’allaitement qui ne soit pas l’un des plus bas du monde.

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Notre invité(e)

Marie Ruffier Bourdet

Ergothérapeute

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