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20 questions fréquentes pour bien débuter son allaitement à la maternité (2/3)

Après la parution du premier volet de notre série de trois articles pour bien débuter son allaitement à la maternité, voici déjà la deuxième partie.

Cette fois, avec Cécile Sérillon, consultante en lactation certifiée IBCLC, titulaire du Diplôme Universitaire en Allaitement Maternel et auxiliaire de puériculture, nous passerons en revue les différentes alternatives au biberon, nous parlerons de la césarienne, de la tétée de bienvenue et de la formation des professionnels de la périnatalité en allaitement maternel.

Bonne lecture et surtout, bel allaitement !

NB : Cet article se compose de 3 parties dont la première est disponible ici et dont la dernière est à venir dans les semaines qui viennent.

Question n°7 pour bien débuter son allaitement :

« Bébé n’arrive pas à téter mais je ne veux pas lui donner de biberon. Que puis-je faire ? »

Un bébé qui n’arrive pas du tout à téter, c’est quand même très rare.

Si on lui laisse le temps de l’apprentissage, qu’on favorise un environnement serein et apaisant, qu’on le met en peau à peau sur sa maman, qu’on favorise un accès au sein facile, il y a de grandes chances pour qu’il finisse par y arriver, plus ou moins rapidement.

En effet, il y a des bébés qui n’ont pas envie de téter, des bébés qui dorment beaucoup, des bébés qui sont très fatigués, des bébés qui ne se manifestent pas très souvent, des bébés qui ont besoin de soins et d’une surveillance spécifique… Ces bébés-là, il faudra les encourager un peu plus que les autres. Il faudra les aider, les motiver et leur donner un petit coup de pouce.

On a le droit et même le devoir d’aider son bébé. Le bébé humain naît très prématurément par rapport aux autres mammifères. Il dépend entièrement de ses parents et il a besoin d’aide, de soutien et de sécurité pour s’adapter à la vie extra-utérine. 

Mais, dans tous les cas, quand une famille veut allaiter, quand il y a un projet d’allaitement et qu’elle souhaite nourrir son bébé avec du lait maternel, le biberon ne devrait jamais être proposé et encore moins imposé. 

Si le bébé dort beaucoup et a du mal à être en éveil actif, s’il a du mal à faire des succions efficaces qui vont lui permettre de bien stimuler la lactation et de recevoir du lait, s’il perd trop de poids, les parents et le personnel de la maternité sont généralement inquiets. Et c’est bien normal. On prendra alors forcément des mesures pour limiter la perte de poids et encourager le bébé à être plus réveillé et à téter plus souvent. Mais, le biberon n’est pas l’unique solution. Cela devrait même être la dernière envisagée.

En effet, il existe de nombreuses alternatives qui ne fragilisent pas l’allaitement. Le problème, c’est que le biberon est la solution la plus connue des équipes et des parents, la plus facile et rapide à mettre en œuvre mais aussi la plus radicale.

A partir du moment où le biberon est proposé, le bébé n’a pas le choix. Avec le biberon, le lait coule, souvent très rapidement, presque sans participation active de sa part. Quand il a du lait dans la bouche, il déglutit. Puis, la déglutition entraînant la succion, il va téter, téter… peut-être des grosses quantités de lait (et même souvent beaucoup plus que ce dont il a besoin). 

La prise d’un biberon en démarrage d’allaitement fragilise l’allaitement et surtout fait douter la maman sur ses capacités à pouvoir nourrir son bébé exclusivement.

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Question n°8 pour bien débuter son allaitement :

« Comment éviter d’avoir recours au biberon ? »

Il existe de nombreuses solutions avant d’avoir recours au biberon. Elles ne sont pas si compliquées, ne sont pas toutes matérielles et il est bon de les connaître.

D’ailleurs, savoir comment agir si mon bébé ne veut pas téter, ne tète pas bien ou ne tète pas efficacement fait partie de la préparation à l’allaitement et tous ces sujets sont généralement abordés lors des consultations prénatales avec une consultante en lactation.

Voici quelques exemples de solutions :

Le peau à peau 

Le peau à peau est vraiment un outil magique dont on ne parle pas assez.

Il protège le bébé de l’hypothermie (refroidissement involontaire de la température interne du corps) et de l’hypoglycémie (taux de glucose dans le sang trop bas), stimule la sécrétion d’ocytocine chez la maman et chez le bébé, favorise l’attachement, favorise le démarrage de l’allaitement en permettant un accès au sein facile…

Le peau à peau est un outil simple qui devrait être bien plus utilisé. Il est souvent proposé en salle de naissance, mais, pendant la suite du séjour, il est généralement oublié.

Il y a même beaucoup de parents, en postnatal, à leur retour à domicile, qui ne font plus jamais de peau à peau alors que leur bébé ne grossit pas assez, qu’il ne tète pas souvent et qu’il aurait bien besoin de ce contact précieux avec ses parents plusieurs heures par jour.

La première chose à faire, c’est d’apprendre à faire du peau à peau de manière sécuritaire pour aider le bébé à réguler sa température, sa glycémie et être au plus près du sein de sa maman. Cela lui permet, dès qu’il en a envie, de prendre le sein très rapidement.

Malheureusement, toute la puériculture des années 50 qui a prôné le maternage distal (mode d’éducation qui consiste à placer le bébé à distance de sa mère pour encourager son autonomie), a encore de très nombreux impacts sur les parents d’aujourd’hui. Ils ont souvent l’impression qu’en répondant trop vite aux besoins du bébé, en le prenant trop souvent dans les bras, en le faisant téter à la demande ou trop souvent, il va devenir capricieux, il va trop s’habituer et il sera alors impossible de le reposer dans son berceau.

Toutes ces fausses idées sur les besoins du nouveau-né fragilisent beaucoup le démarrage de l’allaitement. En effet, l’allaitement a justement besoin de proximité, de contact et de peau à peau. Ce maternage distal (en opposition au maternage proximal) qu’on a pu imposer dans les années 50 (avec le développement des préparations pour nourrissons) est malheureusement encore bien ancré dans les consciences collectives.

Je dis souvent aux parents qu’avant de se détacher, il faut d’abord s’attacher. Il faut d’abord se rencontrer, se connecter. Il est inutile d’avoir peur d’être trop proche de son bébé. Il sera bien temps plus tard, quand tout sera bien en route et que ses besoins évolueront, de réfléchir à la manière dont on pourra petit à petit se détacher (ce que le bébé fait naturellement tout seul lorsqu’il a reçu dès la naissance, la sécurité affective dont il avait besoin). 

L’expression manuelle

Apprendre à faire de l’expression manuelle en prénatal peut rendre bien des services et résoudre de nombreux problèmes en postnatal. C’est très simple à faire mais ce n’est pas un geste inné. C’est donc un geste important à apprendre.

Il permet notamment de faire sortir une ou plusieurs petites gouttes de lait que l’on pourra déposer sur les lèvres du bébé ou lui donner à la petite cuillère. La petite cuillère devrait d’ailleurs faire partie du trousseau de maternité de toutes les mamans qui souhaitent allaiter. Une simple petite cuillère peut sauver un début d’allaitement difficile, limiter la perte de poids du bébé, stimuler la lactation. Et il est plus facile de recueillir du colostrum dans une petite cuillère que d’utiliser un tire-lait ! 

Mais cela suppose que l’expression manuelle soit expliquée et montrée aux mamans en prénatal et bien évidemment d’avoir des équipes de maternité formées qui apprennent ce geste aux mamans 

Comme tous les gestes d’aide à l’allaitement, l’expression manuelle ne doit pas faire mal

Le tire-lait 

Le tire-lait peut être utile dès les premiers jours si le bébé ne tête pas assez souvent ou pas assez efficacement et qu’il n’y a donc pas assez de stimulation pour lancer la lactation de manière efficace et abondante. 

Il faut être assez prudent avec l’utilisation du tire-lait en maternité parce qu’elle est souvent assez mal vécue par les mamans.

En effet, ce peut être décourageant parce qu’en début d’allaitement, on recueille des quantités minimes (de quelques gouttes à quelques millilitres sur les premières utilisations) alors que le biberon de recueil est lui très grand (120 ml en moyenne) Aussi, les mamans sont souvent déçues alors qu’elles ne devraient pas. En effet, cinq millilitres de colostrum, c’est déjà extrêmement précieux pour un bébé !

De plus, dans l’imaginaire collectif, un tire-lait est un appareil qu’on utilise pour les vaches. Les mamans ont alors le sentiment d’être « une vache laitière ». C’est une expression qui revient très souvent lorsque l’on propose un tire-lait pendant le séjour à la maternité. L’image est très violente et extrêmement négative, et il devient difficile de sécréter de l’ocytocine dans ces conditions.

Pour ne rien arranger, dans beaucoup de maternités françaises, l’équipement en tire-laits n’est pas optimal. Les tire-laits hospitaliers sont des machines imposantes, qui font souvent beaucoup de bruit. Toutes les tailles de téterelles ne sont pas toujours disponibles et je rencontre beaucoup de mamans à qui on a installé un tire-lait sans s’assurer de la bonne taille des téterelles. C’est une aberration et cela rajoute encore de la difficulté.

Pourtant, il existe aujourd’hui des modèles de tire-laits modernes qui sont presque silencieux, réglables et extrêmement doux même pour les mamelons sensibles ou douloureux. Il existe des réglettes pour mesurer la taille des mamelons de la maman. Tous les fabricants proposent plusieurs tailles de téterelles.

Il est indispensable d’utiliser du matériel adapté, sinon le remède est pire que le mal. Et le tire-lait, au lieu d’être une aide précieuse dans le soutien de l’allaitement, sera alors vécu comme une contrainte.

Mais, selon moi, il faut vraiment utiliser le tire-lait avec parcimonie lors du démarrage de l’allaitement pendant le séjour à la maternité.

J’ai vu trop de mamans prendre la décision d’arrêter l’allaitement parce que le « triple feeding » imposé à la maternité était trop difficile et trop fatigant.

Le « triple feeding » est une routine selon laquelle on va enchaîner toutes les 3 heures une tétée, une séance de tire-lait et un complément de lait maternel ou de lait artificiel à administrer au bébé. C’est en effet un protocole épuisant qui est très souvent mis en œuvre en cas de retard dans le démarrage de l’allaitement. S’il est justifié médicalement et prescrit, il faut malgré tout savoir l’adapter pour le rendre plus acceptable et plus facile à vivre pour la mère.

Il vaudrait mieux encourager les mamans à faire davantage de peau à peau pendant le séjour ainsi qu’après leur retour à la maison et leur apprendre à faire de l’expression manuelle pour recueillir du lait maternel. C’est beaucoup plus valorisant pour la maman et plus facile à mettre en œuvre. Elle est également plus autonome puisqu’elle peut le faire quand elle veut sans avoir besoin de se lever, brancher la machine, mettre les téterelles, nettoyer le matériel…

La compression mammaire

Enfin, la compression mammaire est également une solution très facile à mettre en œuvre quand un bébé ne reçoit pas assez de lait. Mais, là aussi, il faut connaître ce geste. Il faut l’expliquer et le proposer aux mamans.

C’est un outil simple qui ne nécessite aucun achat ni investissement. Il permet d’augmenter le transfert de lait lorsque le bébé ne tète pas suffisamment longtemps ou pas suffisamment bien.

La compression mammaire peut être proposée par un professionnel ou peut être faite spontanément par la maman. En effet, instinctivement, certaines mamans font ce geste et constatent très vite à quel point il est efficace pour aider leur bébé à recevoir plus de lait ou à drainer le sein. 

Les professionnels de santé n’y pensent pas forcément lorsque le bébé perd trop de poids ou ne grossit pas assez alors que c’est vraiment simple à mettre en œuvre et très efficace.

Pour une efficacité maximale, la compression doit durer dix à quinze secondes minimum, jusqu’à ce que les déglutitions du bébé reprennent un rythme dynamique. Réaliser une compression plusieurs fois par tétée, idéalement avec des positionnements des mains différents pour drainer et stimuler toutes les zones du sein.

Comme tous les gestes d’aide à l’allaitement, la compression mammaire ne doit pas faire mal.

Atelier préparation allaitement
Atelier préparation allaitement

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Question n°9 pour bien débuter son allaitement :

« Existe-t-il des alternatives matérielles au biberon ? »

Tout à fait. Il existe de nombreuses méthodes et elles ne sont pas très compliquées à mettre en œuvre. Le problème, c’est qu’elles sont moins connues des parents mais aussi des professionnels.

Parmi les alternatives matérielles au biberon, on a par exemple : 

  • La cuillère, la pipette ou la seringue pour donner quelques millilitres de colostrum,
  • La tasse pour donner un petit peu plus,
  • Le DAL (ou Dispositif d’Aide à la Lactation) au doigt ou au sein…

Les équipes devraient être formées pour connaitre toutes ces options mais aussi pour lever les appréhensions

En effet, sans formation, ces méthodes alternatives au biberon peuvent effrayer les parents (crainte de la fausse route ou du bébé qui s’étouffe, qui ne gère pas les quantités). C’est dommage.

Les bébés sont tout à fait capables, dès la naissance, de boire à la tasse ou à la cuillère. Et les parents, lorsqu’on leur montre comment faire, prennent confiance et peuvent ainsi apporter le complément de lait à leur bébé en autonomie, sans solliciter l’équipe à chaque alimentation et surtout sans fragiliser leur projet d’allaitement.

En conclusion, il y a donc quand même de nombreuses solutions ou alternatives avant d’en arriver à proposer un biberon.

Une vraie politique de soutien à l’allaitement maternel implique de former tous les professionnels qui accompagnent les mères en maternité et informer tous les parents de ces outils simples à mettre en œuvre lorsque le bébé perd trop de poids à la maternité ou lorsque l’allaitement tarde à se mettre en place.

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Question n°10 pour bien débuter son allaitement :

« Je vais accoucher par césarienne. Pourrai-je tout de même allaiter ? »

Oui, bien sûr ! Le mode d’accouchement n’influence pas la mise en place de la lactation puisque l’activation de la lactation se déclenche :

  • de manière physiologique quelques jours après l’accouchement suite à l’expulsion du placenta et au bouleversement hormonal que cela implique
  • et par une stimulation fréquente et efficace de la part du bébé. 

Le fait d’accoucher par césarienne ne change donc absolument rien.

Par contre, d’autres facteurs en lien avec la césarienne peuvent influencer la mise en place de l’allaitement (maman très douloureuse, peu mobile) et/ou bébé à risque (diabète, prématurité, adaptation difficile à la vie extra-utérine, douloureux…).

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Question n°11 pour bien débuter son allaitement :

« Y a-t-il quelque chose de particulier à prévoir pour une bonne mise en place de l’allaitement quand on accouche par césarienne (par rapport à un accouchement par voie basse) ? »

Une maman qui accouche par césarienne va souvent être moins mobile les premiers jours et donc avoir plus de difficultés pour varier les positions d’allaitement. L’essentiel est d’en trouver une qui convient.

Si la cicatrice est douloureuse, il faut trouver une position dans laquelle le bébé ne va pas appuyer dessus. Il faudra donc arriver à l’orienter de telle façon que son corps n’appuie pas sur le ventre de sa maman. Et c’est tout à fait possible

Ce qui peut aussi fragiliser l’allaitement après une césarienne, c’est la culpabilité que peuvent ressentir certaines mamans de ne pas participer tout de suite aux soins de leur bébé (les changes, les soins, les examens médicaux). Par conséquent, elles vont fournir des efforts trop rapidement pour participer à ces soins et accumulent alors beaucoup de fatigue. Petit à petit, tout va devenir plus compliqué

Dans mes accompagnements, je dis donc généralement aux mamans qui vont accoucher par césarienne de ne rien faire d’autre que des tétées, du peau à peau et des câlins et de déléguer tout le reste.

Mais cela devrait être la même chose pour toutes les mamans, quel que soit leur mode d’accouchement.

C’est une coutume très ancrée et très respectée dans certains pays : pendant 40 jours environ, la jeune maman se repose, se concentre sur la récupération de son accouchement et la mise en place de l’allaitement. Chez nous, beaucoup de mamans ont un post partum extrêmement épuisant.

Il est urgent que les femmes profitent de leur « Mois d’or » comme elles le méritent

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Question n°12 pour bien débuter son allaitement :

« Si, à la suite de ma césarienne, je suis séparée de mon bébé (notamment dans le cadre d’une anesthésie), cela peut-il mettre en péril mon allaitement ? »

Comme je le disais précédemment si la tétée de bienvenue n’a pas lieu tout de suite après la naissance, il ne faut vraiment pas dramatiser. Elle aura lieu quelques heures plus tard.

J’ai récemment accompagné une maman qui avait eu une césarienne sous anesthésie générale. Son bébé avait été séparé d’elle pendant près de trois heures. L’équipe lui avait proposé du lait artificiel quand il était avec son papa. Il n’en avait pas voulu. Il a attendu sa maman. Et quand sa maman est arrivée, il a fait une super première tétée. Leur allaitement a finalement duré 18 mois, sans aucune complication.

Bien sûr, il n’est pas idéal d’être séparée de son bébé pendant quelques heures. Mais la façon dont la maman va le vivre et y accorder de l’importance ou pas sera déterminante

A ÉCOUTER >> Dans le 2ème épisode de notre podcast Mon allaitement, tout simplement, Laura nous raconte comment s’est déroulée la tétée de bienvenue après avoir accouché par césarienne et été séparée de sa fille pendant plus de 4 heures.

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Question n°13 pour bien débuter son allaitement :

« Visiblement, aucun professionnel n’est réellement formé en allaitement maternel dans ma maternité. Est-ce un problème ? »

Cela fait plusieurs décennies qu’on dit qu’il faut que le personnel de maternité soit formé spécifiquement et régulièrement à l’allaitement maternel. C’est d’ailleurs l’une des Dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel dont la liste a été établie par l’UNICEF et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dans les années 1990.

Donc, oui, en 2023, il est regrettable que des professionnels de santé n’aient pas les compétences, les connaissances, les outils et le matériel nécessaires pour aider les mères dans la conduite pratique de l’allaitement, quelles que soient les éventuelles difficultés rencontrées. 

Cela fait reposer sur les parents la lourde charge de s’informer en amont et parfois de questionner voir de s’opposer aux protocoles et aux pratiques de la maternité. Ils doivent donc acquérir des outils et des connaissances en prénatal qu’ils vont pouvoir utiliser à la naissance, voire expliquer à l’équipe médicale. 

En effet, les parents peuvent apporter des informations et faire des suggestions à l’équipe. Si le professionnel es capable de faire preuve d’humilité et d’ouverture d’esprit, il acceptera que le parent lui apprenne quelque chose et dire « Mais c’est génial ! Je vais pouvoir le proposer à d’autres parents. Je n’avais pas connaissance qu’on pouvait faire ça ». C’est un échange aussi, il faut faire équipe avec l’équipe.

Les parents peuvent transmettre aux professionnels. Mais, ce n’est possible que si le professionnel de santé accepte de ne pas se positionner en sachant vis à vis de la patiente et de mettre à égalité avec elle, dans l’intérêt de l’enfant.  

Les parents doivent toujours être considérés comme acteurs et partenaires de soin. 

Et en tant que soignants, il faut toujours savoir écouter la petite voix intérieure des mamans car elle est souvent juste :

  • Si une maman est inquiète pour son bébé, il faut l’écouter de façon active, observer, rassurer avec des informations objectives. 
  • Si une maman est sereine, il ne faut pas gâcher cette sérénité en y apportant du stress ou des injonctions mais savoir donner les informations et indicateurs à surveiller avec attention. 

Enfin, il est important de toujours se baser sur des données probantes, ce qui suppose de la formation continue.

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Suite de cet article à venir dans les prochaines semaines…

Notre invité(e)

Cécile Sérillon

Consultante en lactation certifiée IBCLC, Titulaire du Diplôme Universitaire en Allaitement Maternel & Auxiliaire de puériculture

Cécile Sérillon
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